Livre lu, Vendues : Mon coup de coeur par Shirley Gosselin
Un livre que je recommande : Vendues
Dans certains pays, contrairement au nôtre, les femmes sont considérées comme un objet et non un être humain. Elles peuvent être échangées, achetées ou vendues. À plusieurs endroits, cette coutume est enracinée depuis des siècles. En autres, ces misérables femmes sont fréquemment forcées d’épouser un parfait inconnu et de se retrouver sous son emprise. Cette population féminine est privée de droits économiques, sociaux, civiques et politiques. À cet effet, je vais vous présenter le livre intitulé Vendues par Betty Mahmoody. Il s’agit d’une histoire touchante de deux soeurs adolescentes vendues par leur père et forcées de vivre un calvaire pendant plusieurs années.
Zana et Nadia vivent en Angleterre avec leur mère anglaise et leur père yéménite.
Durant l’été 1980, les filles partent en vacances au Yémen, afin de visiter leur pays paternel. Après un long et pénible trajet dans les rudes montagnes, Zana apprend qu’elle est vendue par son père, à l’insu de sa mère Myriam, pour la minime somme de 2,500 $ et comble de malheur, il l’a mariée à un garçon de quatorze ans. Zana est affolée à l’idée que Nadia et elle soient prisonnières dans un pays où les femmes vivent à l’écart des hommes et ne font pas partie de la famille.
Conséquemment, leur esclavage débute à l’instant même où elles arrivent au Yémen. Là, les conditions de vie sont atroces et les soeurs se retrouvent dans deux villages différents. Elles sont dans l’obligation de maintenir, chacune, leur domicile conjugal, en effectuant la tâche exténuante qui consiste à mettre sur leur tête un bidon de vingt litres et à marcher au puits une douzaine de fois par jour, afin de remplir d’eau la citerne de la maison. En plus de cette corvée, elles doivent ramasser du bois, nourrir les animaux, faire le ménage et le lavage ainsi que préparer les repas sur le toit de la maison dans une chaleur insupportable.
Les années s’écoulent et les deux soeurs vivent, jour après jour, l’humiliation par l’agression sexuelle et la violence psychologique. Étant donné la distance qui les sépare, elles se voient rarement. Cependant, leurs beaux-parents respectifs les forcent, de temps à autre, à écrire à leur mère afin de la rassurer. Myriam est maintenant séparée de son conjoint, mais elle le supplie à maintes reprises d’aller chercher Zana et Nadia. De son côté, il dément avoir vendu ses filles et affirme ne pas être au courant de leur situation. En désespoir de cause, Myriam demande l’aide des médias et des gouvernements européens, afin de retrouver ses enfants et de les ramener en Angleterre.
Ainsi, après huit interminables années de démarches entreprises par Myriam, Zana et Nadia peuvent finalement revenir en Angleterre. Le hic, c’est qu’elles doivent laisser leurs petits au Yémen. Nadia est incapable de se résigner à un tel sort alors que Zana, après mûre réflexion, décide de laisser son fils Marcus aux soins de sa sœur, en attendant de revenir les chercher. Malheureusement, ses efforts n’ont pas encore porté fruit. Jusqu’à présent, Nadia est toujours prisonnière au Yémen avec ses six enfants en plus de Marcus. Malgré tout, Myriam et Zana poursuivent sans relâche leur lutte dans le but de les ramener sains et saufs en Angleterre.
De toute évidence, le livre Vendues démontre la dure réalité de la vie des femmes au Yémen. En fait, ces coutumes inhumaines sont fréquentes dans plusieurs autres pays. Comment peut-on leur venir en aide de façon à éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes, peu importe où elles vivent? À mon avis, il faudrait conscientiser les peuples de ces pays à l’égalité des sexes. Également, il serait primordial d’informer ces femmes des différentes traditions, mœurs et façons de vivre des pays développés. La dénonciation de ces conditions de vie, par le biais de livres, est un bon début. Peut-être que cette auteure, comme d’autres de sa trempe, réussiront un jour à modifier les mentalités. C’est à souhaiter. Je recommande donc la lecture de ce livre à quiconque s’intéresse aux droits de la gent féminine.
13 mai 2008 à 9:37
Mon Dieu, on est donc bien ici au Canada.
19 mai 2008 à 7:56
Bonjour Shirley,
Je travaille à la bibliothèque municipale de ma ville, et ce livre est effectivement très en demande…il faut même le réserver si on veut pouvoir mettre la main dessus ! Vous m’avez donné le goût de le lire : ce sera le premier titre sur ma liste de livres à lire cet été.
Nancy